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La voie de l’initiation, Pierre-Yves Albrecht

Durant des siècles, les expériences initiatiques (rites pubertaires, chamaniques, ou encore les grands mystères) ont permis aux individus d’acquérir des connaissances « d’outre monde », pourvoyeuses de sens et de signification. Celles-ci orientaient le champ de la pensée et des activités humaines. La pédagogie, par exemple, à laquelle incombe l’éducation de nos enfants, s’ancrait dans une science des archétypes qui donnait son angle juste à la mission des parents, leur permettant ainsi d’élever de futurs hommes dignes de ce nom. De nos jours, les rites pubertaires ont été largement abandonnés et l’éducation a perdu sa visée.

Or, le chemin initiatique, en ritualisant les grandes étapes et avancées de l’existence, permet à l’homme de se redresser pour enfin vivre debout. Cette pédagogie d’élévation qui stimule la noblesse de l’humain incarne ce que Pierre-Yves Albrecht réfère à : « la chevalerie spirituelle ».

Héritée de la tradition initiatique, la chevalerie spirituelle associe les deux grandes voies de réalisation : – la contemplation et l’action.

Docteur en anthropologie, philosophe et thérapeute, Pierre-Yves Albrecht est fondateur des Centres thérapeutiques des Rives du Rhône. Il cherche à réconcilier philosophie et terrain pour mettre les richesses de la première au service de la santé globale de l’homme.

Auteur de plusieurs livres. Directeur de l’Académie Aurore.

 

 

Méharée 2014 au Maroc

Voici quelques commentaires de cette merveilleuse méharée au sud du Maroc:

Aurore:

Je vais simplement dire que ce désert m’a tellement rempli, de tout.

J’en ai aimé la pluie, le vent, les rires, les larmes, les chants, les coups de pieds au …,  les embrassades chaleureuses, les archers noirs – le dernier blanchi in extremis -, la bronchite qui m’a dégagé le cerveau, les étendues magiques qui m’ont agrandi le regard, les pieds nus d’une Céline majestueuse, les nôtres, un peu plus grimaçants, le camping décalé – qui nous a permis un grand ouf à posteriori, pour y avoir échappé -, l’oued torrentiel qui nous a barré la route et que des camions courageux ont traversé sous les applaudissements de supporters enthousiastes, le vieux musicien un peu grinçant du riad de Jean-Pierre, la soupe du soir, la vache-qui-rit du matin – excellent avec la confiture de dattes, ou comment deux mondes se rencontrent sur une tranche de pain -, les feux joyeux du soir, ceux courageux du matin, les étoiles – toutes ces étoiles dont on s’imprégnait le regard avant de s’endormir, afin de les emporter dans nos rêves…

Méharée 2013 dans le désert marocain: commentaires et pensées

De M. L.

Je vis hors du temps ne sachant ni l’heure ni le jour. Seuls Orion et le Soleil rythment l’activité et le repos.

La beauté d’un paysage tantôt aride, tantôt doux et l’absence de toute distraction nous permet non seulement d’entrer plus profondément en contact avec nous-mêmes, mais aussi de vivre une communauté d’amitié et d’amour.

De J :

Je me suis réveillé de bonheur ce matin. Les étoiles éclairaient ma nuit. J’ai pensé que c’était là que se trouvaient les hommes debout. Comme ces astres, certains vivaient et rayonnaient d’autres étaient morts mais rayonnaient encore, d’autres n’étaient plus là ils avaient disparus dans un autre monde. Je savais que tous veillaient sur le petit monde dans lequel je vivais, le monde, mon monde.

Je me suis alors souvenu de la parole du maître. « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ». Alors j’ai regardé mes compagnons qui dormaient, rêvaient ou veillaient. J’ai pensé que chacun était aussi une étoile sous la férule du berger, mais moi encombré, par mes « mauvais compagnons », j’avais encore un peu de mal à m’ouvrir à leur lumière…

Le jour est venu, le thé avait bon goût ce matin…